• Récif

    Commenditaire : L'UNIQUE - Manifestation : Le Musée Dehors - Lieu : Caen - La Guérinière - Date : de juillet 2016 à Septembre 2017 - Crédits photo : Olivier BEDU
    L’UNIQUE, centre d’art pour l’espace public, invite Olivier BEDU et sa plateforme d’action collective CABANON VERTICAL à imaginer un nouveau projet au coeur de la Guérinière. Pour cette équipe, l’architecture est un territoire à expérimenter, qui fait la part belle aux usages de la vie courante. « RÉCIF » est une sculpture inspirée des récifs artificiels, amas rocheux qui reconstituent le lieu de vie des poissons. En suivant la métaphore, cette installation invite les habitants à réinvestir l’espace public au quotidien.
  • Petites utopies #1

    Commenditaire : MuCEM - Manifestation : Med Lab - Artiste invité : Olivier Bedu - Lieu : MuCEM - Marseille - Date : Juin 2016 - Crédits photo : Olivier BEDU
    Ces petits îlots-mobiliers sont inspirés de différents éléments de l’espace public méditerranéen. Ils sont les formes construites d’une utopie modeste et fédératrice : faire salon, être dehors et ensemble. Inspirés des espaces et des pratiques des élèves dans leurs villes, ces mobiliers hybrides réunissent plusieurs lieux et plusieurs époques. Les jeunes habitants ont permis à l’artiste de comprendre l’histoire de chaque lieu qu’ils ont eux-mêmes redécouvert par la promenade : regarder leur environnement quotidien comme un paysage, être attentifs à ses transformations, en collecter des images. Avec ces objets caractéristiques, l’artiste a ramené un bout de ville et d’histoire pour proposer avec les élèves de nouveaux lieux de sociabilité. La forme des îlots est massive, comme un rocher sur lequel on peut grimper. Ces petites utopies sont offertes aux multiples usages qu’en feront les promeneurs du musée. Ce travail a eu lieu dans le cadre du projet de coopération éducative internationale, le Med Lab Educatif qui vise à réunir des élèves du pourtour méditerranéen autour de réflexions sur l’identité méditerranéenne. Chaque année, depuis 2013, un artiste intervient auprès de ces jeunes pour questionner, interroger et participer ensemble à une œuvre commune. Cette année, c’est dans le cadre d’un programme européen Erasmus + que des élèves de Croatie, d’Espagne, de France, de Grèce et d’Italie ont questionné les espaces publics et l’architecture de leurs villes.
    Les élèves et enseignants des établissements scolaires : Srednja skola, Jelsa, Hvar, Croatie IES Santos Isasa, Montoro, Espagne Etablissement Régional d'Enseignement Adapté (EREA) de Haute-Provence, Bevons, France Lappeio 1st Gymnasio, Naoussa, Grèce 11°Istituto Comprensivo "Archia"1900, Syracuce, Italie
  • Petites utopies #2

    Commenditaire : MuCEM - Manifestation : Med Lab Artiste invité : Olivier Bedu - Lieu : MuCEM - Marseille - Date : Juin 2016 - Crédits photo : Olivier BEDU
    Ces petits îlots-mobiliers sont inspirés de différents éléments de l’espace public méditerranéen. Ils sont les formes construites d’une utopie modeste et fédératrice : faire salon, être dehors et ensemble. Inspirés des espaces et des pratiques des élèves dans leurs villes, ces mobiliers hybrides réunissent plusieurs lieux et plusieurs époques. Les jeunes habitants ont permis à l’artiste de comprendre l’histoire de chaque lieu qu’ils ont eux-mêmes redécouvert par la promenade : regarder leur environnement quotidien comme un paysage, être attentifs à ses transformations, en collecter des images. Avec ces objets caractéristiques, l’artiste a ramené un bout de ville et d’histoire pour proposer avec les élèves de nouveaux lieux de sociabilité. La forme des îlots est massive, comme un rocher sur lequel on peut grimper. Ces petites utopies sont offertes aux multiples usages qu’en feront les promeneurs du musée. Ce travail a eu lieu dans le cadre du projet de coopération éducative internationale, le Med Lab Educatif qui vise à réunir des élèves du pourtour méditerranéen autour de réflexions sur l’identité méditerranéenne. Chaque année, depuis 2013, un artiste intervient auprès de ces jeunes pour questionner, interroger et participer ensemble à une œuvre commune. Cette année, c’est dans le cadre d’un programme européen Erasmus + que des élèves de Croatie, d’Espagne, de France, de Grèce et d’Italie ont questionné les espaces publics et l’architecture de leurs villes.
    Les élèves et enseignants des établissements scolaires : Srednja skola, Jelsa, Hvar, Croatie IES Santos Isasa, Montoro, Espagne Etablissement Régional d'Enseignement Adapté (EREA) de Haute-Provence, Bevons, France Lappeio 1st Gymnasio, Naoussa, Grèce 11°Istituto Comprensivo "Archia"1900, Syracuce, Italie
  • Petites utopies #3

    Commenditaire : MuCEM - Manifestation : Med Lab Artiste invité : Olivier Bedu - Lieu : MuCEM - Marseille - Date : Juin 2016 - Crédits photo : Olivier BEDU
    Ces petits îlots-mobiliers sont inspirés de différents éléments de l’espace public méditerranéen. Ils sont les formes construites d’une utopie modeste et fédératrice : faire salon, être dehors et ensemble. Inspirés des espaces et des pratiques des élèves dans leurs villes, ces mobiliers hybrides réunissent plusieurs lieux et plusieurs époques. Les jeunes habitants ont permis à l’artiste de comprendre l’histoire de chaque lieu qu’ils ont eux-mêmes redécouvert par la promenade : regarder leur environnement quotidien comme un paysage, être attentifs à ses transformations, en collecter des images. Avec ces objets caractéristiques, l’artiste a ramené un bout de ville et d’histoire pour proposer avec les élèves de nouveaux lieux de sociabilité. La forme des îlots est massive, comme un rocher sur lequel on peut grimper. Ces petites utopies sont offertes aux multiples usages qu’en feront les promeneurs du musée. Ce travail a eu lieu dans le cadre du projet de coopération éducative internationale, le Med Lab Educatif qui vise à réunir des élèves du pourtour méditerranéen autour de réflexions sur l’identité méditerranéenne. Chaque année, depuis 2013, un artiste intervient auprès de ces jeunes pour questionner, interroger et participer ensemble à une œuvre commune. Cette année, c’est dans le cadre d’un programme européen Erasmus + que des élèves de Croatie, d’Espagne, de France, de Grèce et d’Italie ont questionné les espaces publics et l’architecture de leurs villes.
    Les élèves et enseignants des établissements scolaires : Srednja skola, Jelsa, Hvar, Croatie IES Santos Isasa, Montoro, Espagne Etablissement Régional d'Enseignement Adapté (EREA) de Haute-Provence, Bevons, France Lappeio 1st Gymnasio, Naoussa, Grèce 11°Istituto Comprensivo "Archia"1900, Syracuce, Italie  
  • Gecko #2

    Commenditaire : Ville de Marseille, Région PACA, Fondation de France - Manifestation : - Lieu : Cité Bellevue, Marseille - Date : Septembre 2015 - Crédits photo : Cabanon Vertical
    Pour le Gecko #2, le lieu choisi était déjà particulièrement utilisé par les habitants : un muret et quelques bancs, à l’entrée de la cité Félix Piat, sont devenus avec le temps un lieu de rendez-vous pour des membres de la communauté comorienne. Les hommes qui s’y retrouve jouent ensemble à un jeu traditionnel des Comorres, et discutent. Olivier Bedu a choisi de leur proposer une améliorer de leur lieu de rendez-vous, en concevant des formes spécifiques aux usages qu’ils en ont déjà : d’abord, s’asseoir mieux et à plusieurs, sur des assises élargies qui permettent de multiplier les possibilités de s’asseoir. Le dialogue entamé, les habitués du lieu ont suggérés des zones d’ombrages, et des abris contre la pluie. Dans ce projet, un lieu identifié dès le départ devient le support de la conception. La concrétisation du chantier Gecko #1, à quelques mètres de là, a permis de donner à voir aux habitants la capacité de réalisation d’un projet, et de susciter la curiosité, de préciser les envies. C’est l’occupation du lieu qui a été scénographié, entre les projections des habitants, et celles d’Olivier Bedu. Aujourd’hui, les habitants se sont approprié le lieu, construit par un groupe de jeunes gens, à destination d’une autre génération. Avec les Geckos #1 et #2, art et fonction vont ensemble. L’invention des lieux s’appuie sur cette approche sculpturale : s’inspirer d’une situation donnée pour créer un potentiel d’espace public, dans une échelle de proximité avec le quotidien des habitants. La figure du Gecko devient plus qu’un clin d’œil à l’image du reptile qui se dore au soleil : avec ses pattes ventouses, il s’adapte, et trouve sa place dans le jeu subtil des reliefs.
  • Gecko #1

    Commenditaire : Ville de Marseille, Région PACA, Fondation de France - Manifestation : - Lieu : Cité Bellevue, Marseille - Date : Mars 2015 - Crédits photo : Cabanon Vertical
    ILes projets Geckos #1 et #2 sont issus d’une commande de la Politique de la Ville, initiée à l’occasion de la transformation du quartier Bellevue / Saint Mauront. Dans la perspective du changement et de la rénovation du quartier, le Cabanon Vertical a proposé une démarche participative aux habitants, ayant pour objet l’amélioration de l’espace public : Ils ont été conviés à réaliser un travail de diagnostic partagé, afin que leurs perceptions des lieux, et leurs désirs d’espaces publics, entre en jeux dans l’élaboration des futurs aménagements. Pour le Gecko #1, le projet trouve son origine dans les envies d’un groupe de jeunes habitants, réunis autour d’un conseil local de la jeunesse. En s’appuyant sur la présence de ce groupe déjà constitué, un espace de musculation de rue a été conçu, associé à plusieurs assises. Pour la constitution du projet, les participants ont considérés les besoins du quartier par rapport à un type d’aménagement. Ils ont imaginés un lieu qui pouvait être voué à une fonction particulière. Le Cabanon Vertical a travaillé avec ce groupe de jeunes sur l’idée et la conception d’un espace de musculation de rue. Puis, le dialogue et la recherche de différents points de vues sur les usages possibles de l’espace public, a permis d’enrichir cette première approche, tournée vers un usage unique, et d’imaginer un lieu qui pouvait correspondre à différentes possibilités, et manières d’être, à l’extérieur : faire du sport, se poser, s’asseoir, discuter, regarder, se rencontrer.
  • Géométries Variables # 1/3

    Commenditaire : Ville de Beauvais, Communauté d'agglomération du Beauvaisis et La Maladrerie St Lazare - Manifestation : - Lieu : Beauvais - Picardie (60) - France - Date : 17 mai au 30 septembre 2014 - Crédits photo : Philippe PIRON
    Depuis 2010, les oeuvres éphémères des artistes invités par la Maladrerie Saint-Lazare et la Mission Arts plastiques de la Ville de Beauvais, agissent comme un matériau photosensible appliqué sur la trame historique et architecturale de la cité. Un révélateur qui donne une lecture inédite du territoire urbain, tisse des relations insoupçonnées entre le bâti, les circulations et les usages, souligne un détail ou ce qui parfois n’est encore qu’une ébauche, pour les projeter aux dimensions de la ville en mouvement. L’intervention du Cabanon Vertical, collectif marseillais composé d’architectes, de scénographes et de plasticiens, s’inscrit dans cette continuité des dialogues entre création contemporaine et lieux historiques. La chapelle de la Maladrerie, la Cathédrale, le quartier St Jean, trois lieux que nous investissons avec des installations qui s’interrogent les unes les autres. Les éléments se questionnent, invitent le visiteur à aller d’un site à l’autre. Nous proposons un dispositif qui met en résonance les trois installations, comme trois parties d’un même ensemble. Et c’est en circulant sur tous les sites que l’on appréhendera l’œuvre dans sa globalité. La même forme est exploitée sous différents angles, qui permettent de percevoir un volume global. Cette forme reprend l’organisation spatiale de la chapelle de la Maladrerie Saint Lazare : le clocher, la nef, le transept. Selon son orientation et son implantation, l’objet se transforme et change d’identité : architecture insérée dans la chapelle médiévale, sculpture au pied de la cathédrale Saint-Pierre et mobilier urbain dans le quartier Saint-Jean. A travers ces installations, ce sont aussi des modes de perceptions et des sensations que nous explorons. Les installations s’éprouvent physiquement : traverser, faire le tour, s’installer. Etre dans, observer depuis l’extérieur, grimper sur. Egalement pensées en écho avec le contexte et l’histoire des lieux, elles cherchent à mettre en valeur un patrimoine ; parler de l’histoire passée - lieu d’accueil pour les lépreux, leur coupure au reste du monde - et contemporaine des sites - chantiers de revalorisation. L’installation cherche à tisser un lien avec l’histoire de ce lieu, espace charnière entre les deux types d’occupants de la Maladrerie. D’autre part, une attention particulière a été prêtée au traitement de la lumière afin de retrouver la qualité première de cet espace voué à la spiritualité. En entrant dans la chapelle, un décalage surprenant s’opère alors entre ce que l’on s’attend à voir, et l’espace dans lequel on pénètre. Au lieu d’un espace en ruine  et spacieux, on le découvre épuré et précieux avec des volumes à échelle humaine. L’espace est ainsi redessiné pour tendre vers une forme de sérénité sans connotation religieuse. L’édifice d’accueil se raconte par bribe ;  un indice, un détail laissé apparent suscite la curiosité : des découpes faites dans les parois de la micro architecture cadrent les détails remarquables de la chapelle, racontent son passé ; des planches, espacées de manières irrégulière, jouent le rôle d’œil de bœuf et permettent de voir au delà de l’enveloppe de notre construction ; un jeu de gravier noir et blanc évoque l’interpénétration de la chapelle en ruine et de la microarchitecture rappelant les communautés qui s’y côtoyaient.   
  • Géométries Variables # 2/3

    Commenditaire : Ville de Beauvais, Communauté d'agglomération du Beauvaisis et La Maladrerie St Lazare - Manifestation : - Lieu : Beauvais - Picardie (60) - France - Date : 17 mai au 30 septembre 2014 - Crédits photo : Philippe PIRON
    Depuis 2010, les oeuvres éphémères des artistes invités par la Maladrerie Saint-Lazare et la Mission Arts plastiques de la Ville de Beauvais, agissent comme un matériau photosensible appliqué sur la trame historique et architecturale de la cité. Un révélateur qui donne une lecture inédite du territoire urbain, tisse des relations insoupçonnées entre le bâti, les circulations et les usages, souligne un détail ou ce qui parfois n’est encore qu’une ébauche, pour les projeter aux dimensions de la ville en mouvement. L’intervention du Cabanon Vertical, collectif marseillais composé d’architectes, de scénographes et de plasticiens, s’inscrit dans cette continuité des dialogues entre création contemporaine et lieux historiques. Investissant l’espace public de la ville, le Cabanon vertical développe une micro architecture qui s’organise autour du chiffre trois. Sa forme qui évoque un tétrapode, reprend l’organisation spatiale de la chapelle de la Maladrerie Saint-Lazare : le clocher, la nef et le transept. Selon son orientation et son implantation, l’objet se transforme et change d’identité : architecture insérée dans la chapelle médiévale, sculpture au pied de la cathédrale Saint-Pierre et mobilier urbain dans le quartier Saint-Jean. La microarchitecture pensée pour la chapelle de la Maladrerie Saint-Lazare gagne ici le coeur stratégique du quartier épiscopal. Compactée, ses dimensions se reduisent pour devenir un objet sculptural et ornemental posé entre la cathédrale Saint-Pierre et la Galerie nationale de la tapisserie. Renvoyant à l’histoire du site, l’oeuvre en illustre par sa forme et sa construction en voliges de bois, le propos architectural ainsi que le geste de bâtir. Elle devient le symbole d’une ville en mouvement, animée par l’omniprésence des chantiers de construction, de restauration et de fouilles archéologiques.
  • Géométries Variables # 3/3

    Commenditaire : ville de Beauvais, Communauté d'agglomération du Beauvaisis et La Maladrerie St Lazare - Manifestation : - Lieu : beauvais - Picardie (60) - France - Date : 17 mai au 30 septembre 2014 - Crédits photo : philippe PIRON
    Depuis 2010, les oeuvres éphémères des artistes invités par la Maladrerie Saint-Lazare et la Mission Arts plastiques de la Ville de Beauvais, agissent comme un matériau photosensible appliqué sur la trame historique et architecturale de la cité. Un révélateur qui donne une lecture inédite du territoire urbain, tisse des relations insoupçonnées entre le bâti, les circulations et les usages, souligne un détail ou ce qui parfois n’est encore qu’une ébauche, pour les projeter aux dimensions de la ville en mouvement. L’intervention du Cabanon Vertical, collectif marseillais composé d’architectes, de scénographes et de plasticiens, s’inscrit dans cette continuité des dialogues entre création contemporaine et lieux historiques. Investissant l’espace public de la ville, le Cabanon vertical développe une micro architecture qui s’organise autour du chiffre trois. Sa forme qui évoque un tétrapode, reprend l’organisation spatiale de la chapelle de la Maladrerie Saint-Lazare : le clocher, la nef et le transept. Selon son orientation et son implantation, l’objet se transforme et change d’identité : architecture insérée dans la chapelle médiévale, sculpture au pied de la cathédrale Saint-Pierre et mobilier urbain dans le quartier Saint-Jean. La microarchitecture pensée pour la chapelle de la Maladrerie Saint-Lazare gagne le coeur du quartier Saint-Jean. Ici, l’objet se pose sur une pelouse dans laquelle il s’enfonce en partie. Dans ce lieu en attente, entouré de chantiers de construction et de rénovation urbaine, il s’adresse aux habitants du quartier. Son statut évolue : de l’architecture à la sculpture, il prend les dimensions d’un élément de mobilier urbain. Explorant la question de l’usage, il devient un objet à conquérir puis à utiliser. Les adultes y verront des bancs propices à la détente, alors que les enfants s’approprieront un nouvel espace de jeux.  
  • « Au risque de se perdre »

    Commenditaire : Mac Arteum - FRAC PACA - Marseille Provence 2013 - Manifestation : Ulysses, un itinéraire d'art contemporain - Lieu : Châteauneuf Le Rouge - Date : 16 mai au 27 Octobre 2013 - Crédits photo : Philippe PIRON
    Cet espace, vestige d’un jardin à la française, planté de buis qui, en poussant, ont apporté au lieu l’apparence d’un labyrinthe. Mais il est en fait, difficile de s’y perdre. Pourtant l’alternance de ces cheminements étroits qui aboutissent dans de larges prairies n’ait pas sans intêrét. L’objet de l’installation serait, par des dispositifs ponctuels, de construire un récit, une intrigue. Le visiteur arpenterait alors cet espace comme un “labyrinthe“. Nous voulons mettre en place un disposotif “scénique“ qui évoque le voyage d’Ulysse ; voyage subi, semé d’embûches, de faux-semblants, de détours dans lequel Ulysse s’engage au risque de se perdre. Un scénario qui permet d’utiliser des fragments d’architecture afin d’amener le visiteur à percevoir le lieu autrement, lui procurer l’illusion d’un au-delà ou d’un ailleur par des jeux de détours et d’illusions. En dissociant ces éléments d’architecture, on met en avant leur rôle dans la création de situations particulières. Un escalier permet de s’élever pour mieux appréhender l’espace du labyrinthe - point de repère avant une nouvelle immersion - tout en complexifiant le cheminement. un balcon offre des perspectives sur l’espace environnant tout en le rendant inaccessible. Ces éléments donnent à voir l’espace géographique mais n’en sont pas pour autant des portes de sortie pour le visiteur, ni n’en donnent les clés pour le parcourir. Ulysse erre pendant 10 ans. Le temps, tout comme l’espace, semble se dilater. Combien de temps va-t-il falloir pour contourner les impasses, déjouer les leurres du labyrinthe ?
  • L’Archipel

    Commenditaire : Fondation de France, Bureau des compétences et des Désirs, Marseille Provence 2013, Ville de Salon de Provence - Manifestation : Action Nouveaux Commanditaires - Marseille Provence 2013 - Lieu : Salon de Provence, Les Canourgues - Date : 5 juillet 2013 - Crédits photo : Philippe PIRON
    Répondre à cette demande, c’était, avant tout, caractériser les attentes des commanditaires. Comment insérer de la culture sur un espace sportif, et comment faire du sport dans une structure culturelle. Ces deux domaines ont des structures spatiales adaptées à leurs pratiques respectives : la scène, le grillage, l’espace des publics et des accompagnants. Visuellement c’est la notion de frontière matérialisée par les grillages des terrains de sports qui nous a interpellé. Nous avons choisi de la rythmer, de la perméabiliser, de la mettre en mouvement. L’ondulation de ces lignes génère des volumes intérieurs et extérieurs. Ces espaces, pris sur la frontière, permettent de redessiner des zones de convivialité sur la voirie, d’adoucir la barrière entre les sportifs de l’aire de jeux et les autres. Outre ces espaces de pratiques sportives normalisées, nous proposons trois modules dont le principe commun est de réunir les gens : la cuisine, le jardin, la détente (artistique ou sportive).
  • L’archipel des Canourgues # 1

    Commenditaire : Ville de Salon de Provence (CUCS, DAC) - Marseille Provence 2013 - CG13 - Manifestation : Quartiers Créatifs - Marseille Provence 2013 - Lieu : Salon de Provence, Les Canourgues - Date : Avril 2012 - Crédits photo : Cabanon Vertical
    Le projet n’est pas d’aménager ce territoire dans un sens courant. Il est question d’aborder le processus d’aménagement par le biais de médias artistiques. Il est question de poser les jalons d’un dispositif permettant d’aborder l’évolution de ce territoire de manière concerté et réfléchi. L’approche performative, artistique serait un premier temps. Eviter de n’aborder les sites que d’un point de vue technique et de figer les choses. Se donner le temps de l’expérimentation de la réversibilité, de l’ajustement. Comment aborder de l’urbanisme par la culture et l’artistique. Comment créer des groupes de personnes pour discuter sur le devenir d’un morceau de territoire. Comment les accompagner dans un processus de création visant à révéler ces lieux. Comment les rendre acteur de ce processus de transformation. L’objectif au-delà des différentes étapes d’analyse et de discussions est de concevoir une chose matérielle ou immatérielle. Ceci permettant de regarder le site autrement et de se questionner sur son potentiel à créer du vivre ensemble. Intentions : habillage du grillage pour qu’il devienne un décor. Il est envisagé d’utiliser la cartographie du quartier pour créer un motif. L’accent sera mis sur les qualités graphiques du motif. A cette fin, nous utiliserons une gamme de matériaux nous permettant de développer à la fois un langage plastique, et une mise en oeuvre simple. Pour l’atelier, nous proposerons de mettre en oeuvre avec les participants les différentes étapes du projet, de l’observation à la réalisation fianle en passant par des étapes de dessin.
  • L’archipel des Canourgues # 2

    Commenditaire : Ville de Salon de Provence (CUCS, DAC) - Marseille Provence 2013 - CG13 - 13 Habitat - Manifestation : Quartiers Créatifs - Marseille Provence 2013 - Lieu : Salon de Provence - Les Canourgues - Date : Dec 2012 - 2014 - Crédits photo : Cabanon Vertical
  • L’archipel des Canourgues # 3

    Commenditaire : Ville de Salon de Provence (CUCS, DAC) - Marseille Provence 2013 - CG13 - Manifestation : Quartiers Créatifs - Marseille Provence 2013 - Lieu : Salon de Provence, Les Canourgues - Date : Avril 2013 - Crédits photo : Cabanon Vertical
      Ici la question se pose simplement : comment rendre conviviale le parvis d’une école. Les besoins sont clairement identifiés. Reste à construire le processus de création et à lever les craintes d’une occupation « indésirable » que pourrait créer l’installation de bancs sur l’espace public. comment construire un imaginaire ludique en rendant acteurs les enfants de l’école ? Comment les inviter à sortir du figuratif enfantin, pour concevoir l’espace à partir de formes qui invitent au parcours ? Un atelier est mis en place dans une classe sur la question du motif et du dessin au sol. Le travail avec les enfants n’a pas pour aboutissent la reproduction de leur dessin même si une scéance est consacrée à leur mise en œuvre à la craie sur la place. Mais de leur faire suivre le processus de création et pour nous de nourrir notre conception de leur connaissance. Parallèlement aux ateliers, nous développons une forme de banc en étoile. Une forme qui crée une centralité, suscite un imaginaire, tout en permettant de s’asseoir en vis-à-vis au creux des branches. Mais ce motif rayonne aussi, multipliant les directions, il permet de tisser la trame d’un réseau qui nous servira de canevas pour notre dessin au sol. Formellement ces étoiles sont conçues avec deux matériaux: le bois (matériaux plus fragile que le béton) forme le socle sur lequel est posé la dalle de béton beaucoup plus large donne un aspect légé, tout en affirmant le coté robuste du mobilier. L’implantation des bancs se fait en fonction de l’ombre portée des bâtiments à l’heure de la sortie des classes. La demande des parents est claire : des assises à l’ombre pour l’été et au soleil pour l’hiver. Une fois ces espaces localisés, on établit un jeu entre nos mobiliers et le bâti existant, deux étoiles sont comme incrustées dans les bâtiments et la troisième posée en équilibre entre la pelouse et le bitume. La trame du dessin au sol est en place, des formes géométriques, des plateaux de jeux ponctuent ce réseau de ligne et de vaguelettes qui débordent et se prolongent sur les murs. L’ensemble trouve sa cohérence : espace de confort pour les parents, espace ludique pour les enfants.
  • L’archipel des Canourgues # 4

    Commenditaire : Ville de Salon de Provence (CUCS, DAC) - Marseille Provence 2013 - CG13 - Manifestation : Quartiers Créatifs - Marseille Provence 2013 - Lieu : Salon de Provence, Les Canourgues - Collège Jean Moulin - Date : 2012 - 2013 - Crédits photo : Cabanon Vertical
    Tous les matins, le même chemin. On ne voit plus rien. C’est trop quotidien, trop familier, ça ne nous dit rien. C’est notre quartier, le même quartier, tous les jours. Pourtant il est habité de personnages singuliers, la boulangère, la coiffeuse, le vendeur de kebab, Josiane, pleine de talc et de mascara, les cheveux en foin, Albert, qui dit des gros mots, qui dit « va à l’école ! ». Il «fait rigoler». Et la vieille femme bossue, devant chez Malik, qui donne à manger aux pigeons… il suffit de lever le nez, de regarder la vie se faire. Ça bouge. L’idée de cet atelier était de pouvoir agir dans le quartier, d’y introduire la poésie qui manque au quotidien. D’abord, en prenant le temps de regarder, d’étudier le terrain, de dénicher de jolis détails, de les photographier (1 : connaître son quartier), pour ensuite créer une fiction dont l’action se situe dans des lieux emblématiques du quartier (2 : inventer son quartier), et à partir de cette histoire, fabriquer des décors, de petites installations éphémères sur ces lieux, le temps d’une surprise (3 : transformer son quartier).  Ce sont Abdelkarim, Thyphène, Massime, Paco, Jordan, Rayan, Marius, Madiba, Jonathan, Célia, Joaquim, Lauryne, Malik, Cassandra, Yanis, Marine, Axelle, Siriane, Amandine, Maxime, Leïla, Monsieur Vaillant professeur d’histoire-géographie, Madame Serman professeur de français et Madame Andreani professeur d’arts plastiques, qui ont participé à ce projet et rendu possible le travail ici restitué. Chacun s’y est investi à sa manière, y a mis un peu de son imaginaire et c’est à eux que l’on a envie de dire merci d’abord et puis au Collège Jean Moulin, de nous avoir accueilli. Mais aussi à nos partenaires pour avoir soutenu cette action.
  • L’archipel des Canourgues # 5

    Commenditaire : Ville de Salon de Provence (CUCS, DAC) - Marseille Provence 2013 - CG13 - Logirem - Manifestation : Quartiers Créatifs - Marseille Provence 2013 - Lieu : Salon de Provence - Les Canourgues - Date : Octobre 2013 - Crédits photo : Cabanon Vertical
  • A la Croisée #1

    Commenditaire : Direction des Affaires Culturelles de l’APHM - Manifestation : En observation - Lieu : Hôpital Nord, Marseille - Date : Septembre 2012 - Crédits photo : Philippe Piron
    A un étage où les circulations se résument en de longs couloirs éclairés artificiellement et sans fenêtre, il joue un rôle de respiration. Il est lumineux et offre des vues généreuses sur le paysage extérieur par ce grand bandeau vitré. Mais l’occupation que peuvent en faire aujourd’hui les usagers de l’hôpital s’apparente plus à une attente dans un hall de gare. La configuration actuelle de l’aménagement nous permet de localiser les zones que nous pouvons investir sans gêner le fonctionnement hospitalier de cet espace. A nous maintenant de mettre en valeur ces interstices pour donner une réel valeur conviviale à ce lieu. Les objectifs de cet aménagement: Créer une possibilité de rencontre entre les usagers tout en répondant à certains de leurs besoins: s ‘asseoir, lire, connaître l’heure, discuter, écrire, téléphoner, jouer Permettre à un enfant-visiteur de rencontrer un patient dans un espace qui lui est autorisé et où un aménagement confortable, coloré, peut contribuer à dédramatiser la confrontation d’un enfant au milieu hospitalier Mettre en oeuvre des aménagements adaptés au patient comme la surélévation des hauteurs d’assise ou l’accès au téléphone pour les personnes en fauteuil roulant.
  • A la Croisée #2

    Commenditaire : Direction des Affaires Culturelles de l’APHM - Manifestation : En observation - Lieu : Hôpital Nord, Marseille - Date : Avril 2013 - Crédits photo : APHM - Cabanon Vertical
    Notre proposition cherche à structurer la signalétique des services de pédiatrie. Deux axes sont donnés à notre proposition. - Distinguer clairement les espaces dédiés aux enfants (patients) et aux visiteurs (parents, accompagnants) pour améliorer la qualité d’accueil et la convivialité. - Eviter le phénomène de désorientation que provoque la répétition des typologies d’espaces. L’objectif est de singulariser chaque patio et ainsi rythmer les déplacements dans le service. Des totems indiquant les différentes directions à suivre sont placés stratégiquement aux angles des patios, aux jonctions de couloir, afin de les voir facilement. Leur physionomie ludique crée un univers atipique. Les portes des chambres pourraient, en plus du numéro qui s’y trouve, être équipées d’un tableau sur lequel chaque occupant pourrait dessiner à sa guise et ainsi  s’approprier son espace-chambre. Cette proposition doit être approfondie pour voir si les systèmes de tableau effaçable sont compatibles avec des exigences sanitaires propre au service hospitalier. Nous souhaitons donner les moyens à chacun de se constituer facilement une cartographie intuitive des services de pédiatrie et ainsi rendre plus agréable l’appréhension des lieux.
  • A la Croisée #3

    Commenditaire : Direction des Affaires Culturelles de l’APHM, l'institut de formation des manipulateurs en électroradiologie médicale - Manifestation : En observation - Lieu : Hôpital Nord, Marseille - Date : Septembre 2013 - Crédits photo : Cabanon Vertical
    L’objectif est d’amener les futurs acteurs de l’hôpital à construire un point de vue original sur la pratique du soin et son contexte. Si la pratique artistique favorise l’expression de la sensibilité et des émotions, elle peut également introduire plus d’humanité dans notre rapport au monde. Les étudiants auront donc la possibilité de poser un regard nouveau sur l’hôpital, de questionner les certitudes, d’inventer de nouvelles formes de relations avec les patients et leur environnement professionnel.
  • Faire un arbre

    Commenditaire : Fondation de France, Eternal network - Manifestation : Résidence à Branféré - Lieu : Le guerno (56) , Parc animalier et botanique de Branféré - Date : Juin à Novembre 2012 - Crédits photo : Cabanon Vertical
    Faire un arbre, initie un dialogue avec l’environnement du parc de plusieurs manières, étant le fruit d’un travail réalisé en concertation avec le personnel du parc et en résonance avec l’histoire du site et ses missions actuelles. Placée dans la clairière qui accueille le spectacle des oiseaux, l’œuvre est en partie fabriquée avec du bois recyclé provenant de vieux meubles. A l’origine il y a l’arbre, en tant qu’espèce qui donnera la matière première : le bois, qui deviendra bille de bois avant d’être calibré : madrier, basting, chevron, battant, liteaux… L’homme par son savoir-faire, ses connaissances, ses techniques et son habileté transforme cette matière première en objets manufacturés. Objets du quotidien ou objets d’art. C’est ce processus de transformation qui nous intéresse. Il parle de la notion de nature domestiquée. Faire un arbre cherche à faire de la métamorphose de l’arbre en objet un cycle. Partir d’un arbre, un vrai pour représenter un arbre, un faux. D’objets manufacturés hors d’usage nous créons la matière pour réaliser cet arbre. Ce transfert nous permet de passer de l’arbre naturel à l’arbre culturel. Quant aux oiseaux, se posent-ils ce genre de questions ou se posent-ils sur n’importe quelle branche ? Nous feront-ils le plaisir d’habiter cet arbre et comme aimait les peindre Hélène Jourde - créatrice éclairée de Branféré - nous donner à voir des compositions fantastiques ?
  • Superwit

    Commenditaire : A l'invitation de Lab Labanque - Manifestation : A Ciel Ouvert - Bethune 2011 - Lieu : Calonne Ricouart - Date : 2011 Juin - Septembre - Crédits photo :
    Le lac de Quenehem se trouve dans un vallon, en limite de Calonne Ricouart, au cœur du bassin minier. Des étangs de pêche, une zone de jeux pour enfants, quelques rampes pour la pratique du skate-board, un thé dansant estival et des chemins de promenades confèrent au Parc Calonnix, son attractivité. Comment alors évoquer l’imaginaire du Parc à thème ? Signaler ce Parc, introduire une dimension cinétique ? Le Super Wit est une structure-sculpture de dimension spectaculaire invitant à la contemplation et à la divagation. En évoquant l’architecture des montagnes russes, cet objet se perçoit aussi comme une nouvelle strate dans ce paysage façonné par l’exploitation minière. La construction de cet « ouvrage d’art » a pris la forme d’un projet « absurde », consistant à franchir un petit vallon, sans raison apparente. Ce lien matériel entre deux bosquets relie alors de façon imaginaire l’ensemble du parc. En pénétrant dans la structure, on peut voir une improbable galerie souterraine alors qu’en partie haute l’image du manège s’impose. Entre ruine et chantier, la forme brute de la sculpture interroge ce territoire en perpétuel mutation.
  • Cabane Outils

    Commenditaire : DPVI - mairie du 20 eme - RIVP en collaboration avec Le Bruit du Frigo, Wagon - Manifestation : Nature + - Lieu : rue Christino Garcia, Paris, 20 ème - Date : 2010 - Crédits photo : Cabanon Vertical
    Dans le cadre du projet Nature + initié par la Mairie de Paris 20ème, le Bruit du Frigo est mandaté pour réaliser une mission de concertation au près des habitants de la rue Christino Garcia afin de réaliser un jardin partagé. Pour ce projet le Bruit du Frigo associe à sa démarche le Cabanon Vertical et les paysagistes de Wagon Landscaping. Après une semaine de chantier commun et l’aide d’habitants, le Cabanon Vertical réalise la Cabane Outils.
  • Le Mobole

    Commenditaire : Bruit du frigo - Manifestation : Lieux possibles - Lieu : Bordeaux - Date : 2010 juin-juillet - Crédits photo : Cabanon Vertical - Sebastien Normand
    Dans le jardin, Cabanon Vertical voulait un agencement dépourvu de signification évidente, brouillant la lisibilité et la standardisation des usages implicites dans les pratiques architecturales traditionnelles. Un nombre incalculable de planches et de boulons a été assemblé puis, petit à petit, une nouvelle entité est venue habiter le lieu: le «mobole». Le mobole a été pensé comme un territoire aux prises multiples. Comme une calligraphie en trois dimensions, un ensemble expressif de bosses et de creux, d’angles et de surfaces, de plis et de cellules dont la signification n’est pas établie au préalable mais naît des usages qu’en font ceux qui l’empruntent. Le mobole est volontairement perméable aux rapports qui s’y nouent et l’affectent. Si certains vont y voir des bancs et des tables pour déguster des plats préparés sur place, d’autres en feront un terrain de jeu, une piste de course ou un dance floor. Les différents niveaux et surfaces deviennent des belvédères d’où les visiteurs peuvent déplacer leur ligne de mire, changer de perspective sur le jardin et ses alentours. Ce sont donc les usagers qui incarnent le site dans la multiplicité de leur présence au lieu, explorant, se reposant, lisant, touchant, goûtant, écoutant et faisant l’amour quand, à la nuit tombée, un couple décroche, au hasard d’une loterie, l’opportunité d’occuper jusqu’au lendemain la chambre conçue à l’avant du mobole. Elodie, créatrice gastronome présente chaque jour sur place, a consigné ses souvenirs dans un carnet. Evoquant quelques anecdotes, elle s’exclame lors de la soirée de clôture, «on n’avait pas imaginé la charge érotique de ce jardin». Les désirs nourris depuis longtemps, la spécificité du site -caché et momentanément accessible, intime et public- ainsi que les pratiques et les imaginaires qui ont pu se déployer sur le mobole, ont contribué à rendre manifeste l’énergie
  • Le Greffon

    Commenditaire : Conseil général des Bouches du Rhône - Manifestation : Monument Minimum - Lieu : Chateau d’Avignon en Camargue, Ste Marie de la Mer - Date : 18 juin au 30 septembre 2006 - Crédits photo : Cabanon Vertical
    Sur ce territoire de Camargue, la présence des moustiques durant l’été rend audacieux l’idée de rêvasser le soir sur la terrasse. Le désir de développer des usages possibles en extérieur, malgré les inconvénients de l’environnement, devient le fil conducteur du projet. Il s’agit juste de créer  une enveloppe protectrice entre le dedans et le dehors. A la manière d’un meuble dans un intérieur,  une petite architecture vient se greffer à  « la maison blanche » pour aménager et rendre habitable cette façade. L’esthétique biomorphe est proche du bourgeon ou du cocon. Le projet consiste à installer un siège hors de la maison, habillé d’une moustiquaire tenue par une armature. On y accède en s’échappant  par la fenêtre. Cette excroissance, équipée d’une lampe, s’anime  au rythme du tournoiement des insectes sans que l’occupant n’en devienne la proie. Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’exposition “monument minimum” organisé par le conseil général des bouches du Rhône.
  • Tour béton

    Commenditaire : Arbories - Manifestation : - Lieu : Bonnieux - Date : 2009 - Crédits photo : Cabanon Vertical
    Situé à l’écart de la Vallée du Rhône, bénéficiant de la douceur du climat méditerranéen, le Luberon a su préserver au fil des siècles son important patrimoine culturel et l’authenticité de sa nature. Le Luberon cultive sa différence dans la qualité de ses prestations touristiques. Ses séduisants villages (Bonnieux, Roussillon, Lourmarin, Gordes...), ses produits du terroir et son artisanat en font une valeur sûre pour qui veut passer un séjour inoubliable en Provence. Au cœur du parc naturel du Luberon, Ecopromotia, spécialiste de l’habitat environnemental et de la construction grandeur nature, propose une résidence de 18 niveaux, au milieu d’un parc clos de 40 hectares. Terrasse panoramique, bassin naturel... Conçu sur le modèle de l’habitat collectif cette tour offre une vue à 360° sur l’ensemble du massif du Luberon. D’une très faible emprise au sol, cette construction offre des solutions d’habitat  tout en préservant l’intégrité naturelle du parc naturel du Luberon. C’est un village vertical du 21° siècle conforme à la norme iso 14000 Ecopromotia bénéficie de l’écolabel* Matériaux. Béton brut de décoffrage
  • Ecorché

    Commenditaire : - Manifestation : - Lieu : - Date : - Crédits photo : Sébastien Normand
    Le projet des maquettes se distingue du simple projet de modélisation et de production de volumes à des fins de représentation ou de communication d’un espace pensé. Les maquettes sont des objets sculpturaux; elles aquièrent la staut d’oeuvre par l’intention de leur auteur d’en faire des objets dénués de fonction à part entière. La fonction devenant l’élément lacunaire de l’objet (1), celui-ci transcende alors la réalité et offre une dimension imaginaire, une invitation. La structure est le concept, le squelette, la colonne vertébrale d’une achitecture. La montrer et ne montrer qu’elle, revient à dévoiler, dénuder, voir violer l’architecture, ou du moins, la déconstruire pour mieux la comprendre au sens d’embrasser, d’en prendre possession (2). Former exculsivement de tuyaux, de câbles, de gaines, concrétisant l’existence des canalisation, systèmes électrique et thermiques, rendant visibles les fluides énergétiques immatériels ou cachés qui déterminent le fonctionnement de nos bâtiments et de l’ensemble de notre societé, les maquettes semblent flotter, autonomes, libres de toutes fondations, sols, murs, plafonds. Elles mettent en exergue la conception rhizomatique de l’univers. Espace sous perfusion, les volumes ne se devinent que par le dessin des systèmes. Projet soutenu par la ville de Marseille (1) Jean Baudrillard. Simulacres et simulation. Le seuil (2) Gordon Matta Clark. Monographie... Matériaux. Tubes de laiton soudés
  • Existenz Minimum

    Commenditaire : Recyclart - Manifestation : Carte Postale : Marseille - Lieu : Bruxelles, Les Marolles - Date : 2004 - Crédits photo :
    Quand le centre culturel, Recyclart nous a proposé de construire une cabane sur la façade de la gare Bruxelles- Chapelle, nous nous sommes très vite posés la question : que viendrait faire une cabane ici ? L’investigation des lieux nous a amené à détourner l’idée de la cabane pour parler davantage du lieu. Recyclart occupe un vide qui résulte de la rencontre de réseaux de circulation . La voirie et les cheminements piétons définissent l’implantation des murs et les voies ferrées font offices de toiture. C’est cette image de l’enchevêtrement de réseaux, et du vide qui en résulte, qui va guider ce projet. Le vide comme essence de l’architecture. La cabane devient une forme éclatée qui montre ce vide et le met en valeur. Cette construction épurée décompose les outils de l’architecture. En faisant courir un réseau de trois bandes, il se dessine alors un vide habitable : Allégorie de la maison. Les bandes représentent chacune un élément constitutif de l’architecture.
  • L’arborigene 01

    Commenditaire : Autoproduction - Manifestation : - Lieu : Vitrolles, Z.I. des Estroublancs - Date : 2004 - Crédits photo :
    La production annuelle de pneus usagés en France était estimée en 2002 à 390000 tonnes. Un pneu doit peser en moyenne 10kg. Ce qui représente environ 40 millions de pneus…. Combien y en a t’il ici à Vitrolles ? 1 million, 2 millions…. Quoi qu’il en soit d’après nos estimations il nous faudra pas plus de 400 pneus pour construire notre borie. Un petit coin de garrigue coincé entre la nationale et la décharge, nous sommes bien loin du Lubéron et de ses parcelles agricoles qu’il a fallut épierrer. Mais après avoir délimité au sol un cercle de pneus, nous traduisons les gestes originaux de ces constructions. Rang après rang le cercle se referme et par un simple empilement en encorbellement la voûte en ogive se dessine. « Cette mauvaise cabane » (traduction de borie en provençal) résulte de la rencontre fortuite d’un déchet banal et d’un système constructif hérité du néolitique
  • Quartier d’éte

    Commenditaire : Autoproduction - Manifestation : - Lieu : Plan d’Aou, Marseille - Date : Octobre 2003 - Crédits photo : Cabanon Vertical
    Plan d’Aou est une barre d’une cité HLM en phase de désamiantage avant la destruction. Profitant de cet abandon la visite de tous les appartements permet de découvrir une  diversité colorée cachée derrière la façade monotone. Comme une trace archéologique, le papier peint est le témoignage de l’appropriation de la vie passée dans ces appartements. Cette extension en façade d’une surface de 3mcrée une transition habitable entre le logement et le paysage. Retournée comme un gant vers l’extérieur. Matériaux.  Bois, Contreplaqué, tôle ondulée.
  • Cabanon Vertical

    Commenditaire : Arènes - Manifestation : Festival Art des Lieux - Lieu : Marseille, Sainte Marthe - Date : Mai 2002 - Crédits photo :
    Mirabilis est une barre de logements laissée au stade du gros oeuvre sur un terrain maintenant à moitié reconquis par la nature. Sur la façade béante de ce témoin dénudé du modèle architectural d’une époque, nous avons greffé – en écho aux reconquêtes urbaines menées par les habitants de Hanoi – une cabane. Incongrue, elle est l’affirmation de l’individuel face au collectif, du singulier face à la série.