• L’Archipel

    Commenditaire : Fondation de France, Bureau des compétences et des Désirs, Marseille Provence 2013, Ville de Salon de Provence - Manifestation : Action Nouveaux Commanditaires - Marseille Provence 2013 - Lieu : Salon de Provence, Les Canourgues - Date : 5 juillet 2013 - Crédits photo : Philippe PIRON
    Répondre à cette demande, c’était, avant tout, caractériser les attentes des commanditaires. Comment insérer de la culture sur un espace sportif, et comment faire du sport dans une structure culturelle. Ces deux domaines ont des structures spatiales adaptées à leurs pratiques respectives : la scène, le grillage, l’espace des publics et des accompagnants. Visuellement c’est la notion de frontière matérialisée par les grillages des terrains de sports qui nous a interpellé. Nous avons choisi de la rythmer, de la perméabiliser, de la mettre en mouvement. L’ondulation de ces lignes génère des volumes intérieurs et extérieurs. Ces espaces, pris sur la frontière, permettent de redessiner des zones de convivialité sur la voirie, d’adoucir la barrière entre les sportifs de l’aire de jeux et les autres. Outre ces espaces de pratiques sportives normalisées, nous proposons trois modules dont le principe commun est de réunir les gens : la cuisine, le jardin, la détente (artistique ou sportive).
  • L’archipel des Canourgues # 2

    Commenditaire : Ville de Salon de Provence (CUCS, DAC) - Marseille Provence 2013 - CG13 - 13 Habitat - Manifestation : Quartiers Créatifs - Marseille Provence 2013 - Lieu : Salon de Provence - Les Canourgues - Date : Dec 2012 - 2014 - Crédits photo : Cabanon Vertical
  • L’archipel des Canourgues # 3

    Commenditaire : Ville de Salon de Provence (CUCS, DAC) - Marseille Provence 2013 - CG13 - Manifestation : Quartiers Créatifs - Marseille Provence 2013 - Lieu : Salon de Provence, Les Canourgues - Date : Avril 2013 - Crédits photo : Cabanon Vertical
      Ici la question se pose simplement : comment rendre conviviale le parvis d’une école. Les besoins sont clairement identifiés. Reste à construire le processus de création et à lever les craintes d’une occupation « indésirable » que pourrait créer l’installation de bancs sur l’espace public. comment construire un imaginaire ludique en rendant acteurs les enfants de l’école ? Comment les inviter à sortir du figuratif enfantin, pour concevoir l’espace à partir de formes qui invitent au parcours ? Un atelier est mis en place dans une classe sur la question du motif et du dessin au sol. Le travail avec les enfants n’a pas pour aboutissent la reproduction de leur dessin même si une scéance est consacrée à leur mise en œuvre à la craie sur la place. Mais de leur faire suivre le processus de création et pour nous de nourrir notre conception de leur connaissance. Parallèlement aux ateliers, nous développons une forme de banc en étoile. Une forme qui crée une centralité, suscite un imaginaire, tout en permettant de s’asseoir en vis-à-vis au creux des branches. Mais ce motif rayonne aussi, multipliant les directions, il permet de tisser la trame d’un réseau qui nous servira de canevas pour notre dessin au sol. Formellement ces étoiles sont conçues avec deux matériaux: le bois (matériaux plus fragile que le béton) forme le socle sur lequel est posé la dalle de béton beaucoup plus large donne un aspect légé, tout en affirmant le coté robuste du mobilier. L’implantation des bancs se fait en fonction de l’ombre portée des bâtiments à l’heure de la sortie des classes. La demande des parents est claire : des assises à l’ombre pour l’été et au soleil pour l’hiver. Une fois ces espaces localisés, on établit un jeu entre nos mobiliers et le bâti existant, deux étoiles sont comme incrustées dans les bâtiments et la troisième posée en équilibre entre la pelouse et le bitume. La trame du dessin au sol est en place, des formes géométriques, des plateaux de jeux ponctuent ce réseau de ligne et de vaguelettes qui débordent et se prolongent sur les murs. L’ensemble trouve sa cohérence : espace de confort pour les parents, espace ludique pour les enfants.
  • L’archipel des Canourgues # 5

    Commenditaire : Ville de Salon de Provence (CUCS, DAC) - Marseille Provence 2013 - CG13 - Logirem - Manifestation : Quartiers Créatifs - Marseille Provence 2013 - Lieu : Salon de Provence - Les Canourgues - Date : Octobre 2013 - Crédits photo : Cabanon Vertical
  • A la Croisée #1

    Commenditaire : Direction des Affaires Culturelles de l’APHM - Manifestation : En observation - Lieu : Hôpital Nord, Marseille - Date : Septembre 2012 - Crédits photo : Philippe Piron
    A un étage où les circulations se résument en de longs couloirs éclairés artificiellement et sans fenêtre, il joue un rôle de respiration. Il est lumineux et offre des vues généreuses sur le paysage extérieur par ce grand bandeau vitré. Mais l’occupation que peuvent en faire aujourd’hui les usagers de l’hôpital s’apparente plus à une attente dans un hall de gare. La configuration actuelle de l’aménagement nous permet de localiser les zones que nous pouvons investir sans gêner le fonctionnement hospitalier de cet espace. A nous maintenant de mettre en valeur ces interstices pour donner une réel valeur conviviale à ce lieu. Les objectifs de cet aménagement: Créer une possibilité de rencontre entre les usagers tout en répondant à certains de leurs besoins: s ‘asseoir, lire, connaître l’heure, discuter, écrire, téléphoner, jouer Permettre à un enfant-visiteur de rencontrer un patient dans un espace qui lui est autorisé et où un aménagement confortable, coloré, peut contribuer à dédramatiser la confrontation d’un enfant au milieu hospitalier Mettre en oeuvre des aménagements adaptés au patient comme la surélévation des hauteurs d’assise ou l’accès au téléphone pour les personnes en fauteuil roulant.
  • A la Croisée #2

    Commenditaire : Direction des Affaires Culturelles de l’APHM - Manifestation : En observation - Lieu : Hôpital Nord, Marseille - Date : Avril 2013 - Crédits photo : APHM - Cabanon Vertical
    Notre proposition cherche à structurer la signalétique des services de pédiatrie. Deux axes sont donnés à notre proposition. - Distinguer clairement les espaces dédiés aux enfants (patients) et aux visiteurs (parents, accompagnants) pour améliorer la qualité d’accueil et la convivialité. - Eviter le phénomène de désorientation que provoque la répétition des typologies d’espaces. L’objectif est de singulariser chaque patio et ainsi rythmer les déplacements dans le service. Des totems indiquant les différentes directions à suivre sont placés stratégiquement aux angles des patios, aux jonctions de couloir, afin de les voir facilement. Leur physionomie ludique crée un univers atipique. Les portes des chambres pourraient, en plus du numéro qui s’y trouve, être équipées d’un tableau sur lequel chaque occupant pourrait dessiner à sa guise et ainsi  s’approprier son espace-chambre. Cette proposition doit être approfondie pour voir si les systèmes de tableau effaçable sont compatibles avec des exigences sanitaires propre au service hospitalier. Nous souhaitons donner les moyens à chacun de se constituer facilement une cartographie intuitive des services de pédiatrie et ainsi rendre plus agréable l’appréhension des lieux.
  • Cabane Outils

    Commenditaire : DPVI - mairie du 20 eme - RIVP en collaboration avec Le Bruit du Frigo, Wagon - Manifestation : Nature + - Lieu : rue Christino Garcia, Paris, 20 ème - Date : 2010 - Crédits photo : Cabanon Vertical
    Dans le cadre du projet Nature + initié par la Mairie de Paris 20ème, le Bruit du Frigo est mandaté pour réaliser une mission de concertation au près des habitants de la rue Christino Garcia afin de réaliser un jardin partagé. Pour ce projet le Bruit du Frigo associe à sa démarche le Cabanon Vertical et les paysagistes de Wagon Landscaping. Après une semaine de chantier commun et l’aide d’habitants, le Cabanon Vertical réalise la Cabane Outils.
  • Le Mobole

    Commenditaire : Bruit du frigo - Manifestation : Lieux possibles - Lieu : Bordeaux - Date : 2010 juin-juillet - Crédits photo : Cabanon Vertical - Sebastien Normand
    Dans le jardin, Cabanon Vertical voulait un agencement dépourvu de signification évidente, brouillant la lisibilité et la standardisation des usages implicites dans les pratiques architecturales traditionnelles. Un nombre incalculable de planches et de boulons a été assemblé puis, petit à petit, une nouvelle entité est venue habiter le lieu: le «mobole». Le mobole a été pensé comme un territoire aux prises multiples. Comme une calligraphie en trois dimensions, un ensemble expressif de bosses et de creux, d’angles et de surfaces, de plis et de cellules dont la signification n’est pas établie au préalable mais naît des usages qu’en font ceux qui l’empruntent. Le mobole est volontairement perméable aux rapports qui s’y nouent et l’affectent. Si certains vont y voir des bancs et des tables pour déguster des plats préparés sur place, d’autres en feront un terrain de jeu, une piste de course ou un dance floor. Les différents niveaux et surfaces deviennent des belvédères d’où les visiteurs peuvent déplacer leur ligne de mire, changer de perspective sur le jardin et ses alentours. Ce sont donc les usagers qui incarnent le site dans la multiplicité de leur présence au lieu, explorant, se reposant, lisant, touchant, goûtant, écoutant et faisant l’amour quand, à la nuit tombée, un couple décroche, au hasard d’une loterie, l’opportunité d’occuper jusqu’au lendemain la chambre conçue à l’avant du mobole. Elodie, créatrice gastronome présente chaque jour sur place, a consigné ses souvenirs dans un carnet. Evoquant quelques anecdotes, elle s’exclame lors de la soirée de clôture, «on n’avait pas imaginé la charge érotique de ce jardin». Les désirs nourris depuis longtemps, la spécificité du site -caché et momentanément accessible, intime et public- ainsi que les pratiques et les imaginaires qui ont pu se déployer sur le mobole, ont contribué à rendre manifeste l’énergie