• Street Corner

    Commenditaire : Manifesta 13 - Manifestation : - Lieu : Marseille - Date : Août – Novembre 2020 - Crédits photo : Olivier Bedu, Gilles Gerbaud

    Dans le cadre de Manifesta 13, la biennale européenne de création contemporaine, Cabanon Vertical considère l’intégration de l’art dans l’espace public et de son appropriation par les usagers. Le projet consiste en la création d’aménagements artistiques sur deux sites dans l’espace public. Le concept des installations est de proposer un espace partagé d’assises au coeur d’une structure végétale. Notre intervention a premièrement pris la forme d’une étude qui vise à faire émerger une carte sensible du terrain et un cahier des charges, accompagnée de la co-conception d’une esquisse avec les habitants, en lien avec leur usages et besoins. Une première installation se déploie entre les arbres du cours Belsunce, en plein coeur de la ville et de ses flux de circulations. En symétrie par rapport à la Canebière, une deuxième structure est installée à l’angle du bâtiment Manifesta 13 tel un miroir. Ces deux mobiliers, invitant à la pause, marque le point de départ de la biennale. Quelques assises colorées sont réparties au sein de l’espace d’accueil afin d’assurer une continuité entre l'intérieur et l'extérieur. Les couleurs choisies reprendront les codes officiels de Manifesta 13. Le projet Street Corner entend valoriser le rapport des habitants avec leur quotidien, leur permettant une appropriation qualitative de l’espace public, il favorise une pluralité d’usages des espaces communs.

    « "L’auto-construction pour une approche poétique et active de l’espace", tel est le postulat du Cabanon Vertical. Le collectif pluridisciplinaire met en œuvre l’utopie concrète d’un urbanisme éthique, nourri des réflexions de ses usagers. Adaptées aux contextes, ses réalisations prennent de multiples formes : aménagements atypiques, cabanes urbaines, installations artistiques… Pour la mythique Canebière, le collectif imagine l’aménagement de deux sites, en consultation avec les habitants et acteurs associatifs du quartier. Impulsant de nouveaux usages, ces "sculptures lieux" sont appelées à devenir des zones de confort, au sein d’une artères les plus trépidantes de Marseille. » Présentation du programme rédigée par Manifesta 13, pp.9

    Le projet est soutenu par

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  • Récif

    Commenditaire : L'UNIQUE - Manifestation : Le Musée Dehors - Lieu : Caen - La Guérinière - Date : de juillet 2016 à Septembre 2017 - Crédits photo : Olivier BEDU
    L’UNIQUE, centre d’art pour l’espace public, invite Olivier BEDU et sa plateforme d’action collective CABANON VERTICAL à imaginer un nouveau projet au coeur de la Guérinière. Pour cette équipe, l’architecture est un territoire à expérimenter, qui fait la part belle aux usages de la vie courante. « RÉCIF » est une sculpture inspirée des récifs artificiels, amas rocheux qui reconstituent le lieu de vie des poissons. En suivant la métaphore, cette installation invite les habitants à réinvestir l’espace public au quotidien.
  • Petites utopies #1

    Commenditaire : MuCEM - Manifestation : Med Lab - Artiste invité : Olivier Bedu - Lieu : MuCEM - Marseille - Date : Juin 2016 - Crédits photo : Olivier BEDU
    Ces petits îlots-mobiliers sont inspirés de différents éléments de l’espace public méditerranéen. Ils sont les formes construites d’une utopie modeste et fédératrice : faire salon, être dehors et ensemble. Inspirés des espaces et des pratiques des élèves dans leurs villes, ces mobiliers hybrides réunissent plusieurs lieux et plusieurs époques. Les jeunes habitants ont permis à l’artiste de comprendre l’histoire de chaque lieu qu’ils ont eux-mêmes redécouvert par la promenade : regarder leur environnement quotidien comme un paysage, être attentifs à ses transformations, en collecter des images. Avec ces objets caractéristiques, l’artiste a ramené un bout de ville et d’histoire pour proposer avec les élèves de nouveaux lieux de sociabilité. La forme des îlots est massive, comme un rocher sur lequel on peut grimper. Ces petites utopies sont offertes aux multiples usages qu’en feront les promeneurs du musée. Ce travail a eu lieu dans le cadre du projet de coopération éducative internationale, le Med Lab Educatif qui vise à réunir des élèves du pourtour méditerranéen autour de réflexions sur l’identité méditerranéenne. Chaque année, depuis 2013, un artiste intervient auprès de ces jeunes pour questionner, interroger et participer ensemble à une œuvre commune. Cette année, c’est dans le cadre d’un programme européen Erasmus + que des élèves de Croatie, d’Espagne, de France, de Grèce et d’Italie ont questionné les espaces publics et l’architecture de leurs villes.
    Les élèves et enseignants des établissements scolaires : Srednja skola, Jelsa, Hvar, Croatie IES Santos Isasa, Montoro, Espagne Etablissement Régional d'Enseignement Adapté (EREA) de Haute-Provence, Bevons, France Lappeio 1st Gymnasio, Naoussa, Grèce 11°Istituto Comprensivo "Archia"1900, Syracuce, Italie
  • Petites utopies #2

    Commenditaire : MuCEM - Manifestation : Med Lab Artiste invité : Olivier Bedu - Lieu : MuCEM - Marseille - Date : Juin 2016 - Crédits photo : Olivier BEDU
    Ces petits îlots-mobiliers sont inspirés de différents éléments de l’espace public méditerranéen. Ils sont les formes construites d’une utopie modeste et fédératrice : faire salon, être dehors et ensemble. Inspirés des espaces et des pratiques des élèves dans leurs villes, ces mobiliers hybrides réunissent plusieurs lieux et plusieurs époques. Les jeunes habitants ont permis à l’artiste de comprendre l’histoire de chaque lieu qu’ils ont eux-mêmes redécouvert par la promenade : regarder leur environnement quotidien comme un paysage, être attentifs à ses transformations, en collecter des images. Avec ces objets caractéristiques, l’artiste a ramené un bout de ville et d’histoire pour proposer avec les élèves de nouveaux lieux de sociabilité. La forme des îlots est massive, comme un rocher sur lequel on peut grimper. Ces petites utopies sont offertes aux multiples usages qu’en feront les promeneurs du musée. Ce travail a eu lieu dans le cadre du projet de coopération éducative internationale, le Med Lab Educatif qui vise à réunir des élèves du pourtour méditerranéen autour de réflexions sur l’identité méditerranéenne. Chaque année, depuis 2013, un artiste intervient auprès de ces jeunes pour questionner, interroger et participer ensemble à une œuvre commune. Cette année, c’est dans le cadre d’un programme européen Erasmus + que des élèves de Croatie, d’Espagne, de France, de Grèce et d’Italie ont questionné les espaces publics et l’architecture de leurs villes.
    Les élèves et enseignants des établissements scolaires : Srednja skola, Jelsa, Hvar, Croatie IES Santos Isasa, Montoro, Espagne Etablissement Régional d'Enseignement Adapté (EREA) de Haute-Provence, Bevons, France Lappeio 1st Gymnasio, Naoussa, Grèce 11°Istituto Comprensivo "Archia"1900, Syracuce, Italie
  • Petites utopies #3

    Commenditaire : MuCEM - Manifestation : Med Lab Artiste invité : Olivier Bedu - Lieu : MuCEM - Marseille - Date : Juin 2016 - Crédits photo : Olivier BEDU
    Ces petits îlots-mobiliers sont inspirés de différents éléments de l’espace public méditerranéen. Ils sont les formes construites d’une utopie modeste et fédératrice : faire salon, être dehors et ensemble. Inspirés des espaces et des pratiques des élèves dans leurs villes, ces mobiliers hybrides réunissent plusieurs lieux et plusieurs époques. Les jeunes habitants ont permis à l’artiste de comprendre l’histoire de chaque lieu qu’ils ont eux-mêmes redécouvert par la promenade : regarder leur environnement quotidien comme un paysage, être attentifs à ses transformations, en collecter des images. Avec ces objets caractéristiques, l’artiste a ramené un bout de ville et d’histoire pour proposer avec les élèves de nouveaux lieux de sociabilité. La forme des îlots est massive, comme un rocher sur lequel on peut grimper. Ces petites utopies sont offertes aux multiples usages qu’en feront les promeneurs du musée. Ce travail a eu lieu dans le cadre du projet de coopération éducative internationale, le Med Lab Educatif qui vise à réunir des élèves du pourtour méditerranéen autour de réflexions sur l’identité méditerranéenne. Chaque année, depuis 2013, un artiste intervient auprès de ces jeunes pour questionner, interroger et participer ensemble à une œuvre commune. Cette année, c’est dans le cadre d’un programme européen Erasmus + que des élèves de Croatie, d’Espagne, de France, de Grèce et d’Italie ont questionné les espaces publics et l’architecture de leurs villes.
    Les élèves et enseignants des établissements scolaires : Srednja skola, Jelsa, Hvar, Croatie IES Santos Isasa, Montoro, Espagne Etablissement Régional d'Enseignement Adapté (EREA) de Haute-Provence, Bevons, France Lappeio 1st Gymnasio, Naoussa, Grèce 11°Istituto Comprensivo "Archia"1900, Syracuce, Italie  
  • Géométries Variables # 1/3

    Commenditaire : Ville de Beauvais, Communauté d'agglomération du Beauvaisis et La Maladrerie St Lazare - Manifestation : - Lieu : Beauvais - Picardie (60) - France - Date : 17 mai au 30 septembre 2014 - Crédits photo : Philippe PIRON
    Depuis 2010, les oeuvres éphémères des artistes invités par la Maladrerie Saint-Lazare et la Mission Arts plastiques de la Ville de Beauvais, agissent comme un matériau photosensible appliqué sur la trame historique et architecturale de la cité. Un révélateur qui donne une lecture inédite du territoire urbain, tisse des relations insoupçonnées entre le bâti, les circulations et les usages, souligne un détail ou ce qui parfois n’est encore qu’une ébauche, pour les projeter aux dimensions de la ville en mouvement. L’intervention du Cabanon Vertical, collectif marseillais composé d’architectes, de scénographes et de plasticiens, s’inscrit dans cette continuité des dialogues entre création contemporaine et lieux historiques. La chapelle de la Maladrerie, la Cathédrale, le quartier St Jean, trois lieux que nous investissons avec des installations qui s’interrogent les unes les autres. Les éléments se questionnent, invitent le visiteur à aller d’un site à l’autre. Nous proposons un dispositif qui met en résonance les trois installations, comme trois parties d’un même ensemble. Et c’est en circulant sur tous les sites que l’on appréhendera l’œuvre dans sa globalité. La même forme est exploitée sous différents angles, qui permettent de percevoir un volume global. Cette forme reprend l’organisation spatiale de la chapelle de la Maladrerie Saint Lazare : le clocher, la nef, le transept. Selon son orientation et son implantation, l’objet se transforme et change d’identité : architecture insérée dans la chapelle médiévale, sculpture au pied de la cathédrale Saint-Pierre et mobilier urbain dans le quartier Saint-Jean. A travers ces installations, ce sont aussi des modes de perceptions et des sensations que nous explorons. Les installations s’éprouvent physiquement : traverser, faire le tour, s’installer. Etre dans, observer depuis l’extérieur, grimper sur. Egalement pensées en écho avec le contexte et l’histoire des lieux, elles cherchent à mettre en valeur un patrimoine ; parler de l’histoire passée - lieu d’accueil pour les lépreux, leur coupure au reste du monde - et contemporaine des sites - chantiers de revalorisation. L’installation cherche à tisser un lien avec l’histoire de ce lieu, espace charnière entre les deux types d’occupants de la Maladrerie. D’autre part, une attention particulière a été prêtée au traitement de la lumière afin de retrouver la qualité première de cet espace voué à la spiritualité. En entrant dans la chapelle, un décalage surprenant s’opère alors entre ce que l’on s’attend à voir, et l’espace dans lequel on pénètre. Au lieu d’un espace en ruine  et spacieux, on le découvre épuré et précieux avec des volumes à échelle humaine. L’espace est ainsi redessiné pour tendre vers une forme de sérénité sans connotation religieuse. L’édifice d’accueil se raconte par bribe ;  un indice, un détail laissé apparent suscite la curiosité : des découpes faites dans les parois de la micro architecture cadrent les détails remarquables de la chapelle, racontent son passé ; des planches, espacées de manières irrégulière, jouent le rôle d’œil de bœuf et permettent de voir au delà de l’enveloppe de notre construction ; un jeu de gravier noir et blanc évoque l’interpénétration de la chapelle en ruine et de la microarchitecture rappelant les communautés qui s’y côtoyaient.   
  • Géométries Variables # 2/3

    Commenditaire : Ville de Beauvais, Communauté d'agglomération du Beauvaisis et La Maladrerie St Lazare - Manifestation : - Lieu : Beauvais - Picardie (60) - France - Date : 17 mai au 30 septembre 2014 - Crédits photo : Philippe PIRON
    Depuis 2010, les oeuvres éphémères des artistes invités par la Maladrerie Saint-Lazare et la Mission Arts plastiques de la Ville de Beauvais, agissent comme un matériau photosensible appliqué sur la trame historique et architecturale de la cité. Un révélateur qui donne une lecture inédite du territoire urbain, tisse des relations insoupçonnées entre le bâti, les circulations et les usages, souligne un détail ou ce qui parfois n’est encore qu’une ébauche, pour les projeter aux dimensions de la ville en mouvement. L’intervention du Cabanon Vertical, collectif marseillais composé d’architectes, de scénographes et de plasticiens, s’inscrit dans cette continuité des dialogues entre création contemporaine et lieux historiques. Investissant l’espace public de la ville, le Cabanon vertical développe une micro architecture qui s’organise autour du chiffre trois. Sa forme qui évoque un tétrapode, reprend l’organisation spatiale de la chapelle de la Maladrerie Saint-Lazare : le clocher, la nef et le transept. Selon son orientation et son implantation, l’objet se transforme et change d’identité : architecture insérée dans la chapelle médiévale, sculpture au pied de la cathédrale Saint-Pierre et mobilier urbain dans le quartier Saint-Jean. La microarchitecture pensée pour la chapelle de la Maladrerie Saint-Lazare gagne ici le coeur stratégique du quartier épiscopal. Compactée, ses dimensions se reduisent pour devenir un objet sculptural et ornemental posé entre la cathédrale Saint-Pierre et la Galerie nationale de la tapisserie. Renvoyant à l’histoire du site, l’oeuvre en illustre par sa forme et sa construction en voliges de bois, le propos architectural ainsi que le geste de bâtir. Elle devient le symbole d’une ville en mouvement, animée par l’omniprésence des chantiers de construction, de restauration et de fouilles archéologiques.
  • Géométries Variables # 3/3

    Commenditaire : ville de Beauvais, Communauté d'agglomération du Beauvaisis et La Maladrerie St Lazare - Manifestation : - Lieu : beauvais - Picardie (60) - France - Date : 17 mai au 30 septembre 2014 - Crédits photo : philippe PIRON
    Depuis 2010, les oeuvres éphémères des artistes invités par la Maladrerie Saint-Lazare et la Mission Arts plastiques de la Ville de Beauvais, agissent comme un matériau photosensible appliqué sur la trame historique et architecturale de la cité. Un révélateur qui donne une lecture inédite du territoire urbain, tisse des relations insoupçonnées entre le bâti, les circulations et les usages, souligne un détail ou ce qui parfois n’est encore qu’une ébauche, pour les projeter aux dimensions de la ville en mouvement. L’intervention du Cabanon Vertical, collectif marseillais composé d’architectes, de scénographes et de plasticiens, s’inscrit dans cette continuité des dialogues entre création contemporaine et lieux historiques. Investissant l’espace public de la ville, le Cabanon vertical développe une micro architecture qui s’organise autour du chiffre trois. Sa forme qui évoque un tétrapode, reprend l’organisation spatiale de la chapelle de la Maladrerie Saint-Lazare : le clocher, la nef et le transept. Selon son orientation et son implantation, l’objet se transforme et change d’identité : architecture insérée dans la chapelle médiévale, sculpture au pied de la cathédrale Saint-Pierre et mobilier urbain dans le quartier Saint-Jean. La microarchitecture pensée pour la chapelle de la Maladrerie Saint-Lazare gagne le coeur du quartier Saint-Jean. Ici, l’objet se pose sur une pelouse dans laquelle il s’enfonce en partie. Dans ce lieu en attente, entouré de chantiers de construction et de rénovation urbaine, il s’adresse aux habitants du quartier. Son statut évolue : de l’architecture à la sculpture, il prend les dimensions d’un élément de mobilier urbain. Explorant la question de l’usage, il devient un objet à conquérir puis à utiliser. Les adultes y verront des bancs propices à la détente, alors que les enfants s’approprieront un nouvel espace de jeux.  
  • « Au risque de se perdre »

    Commenditaire : Mac Arteum - FRAC PACA - Marseille Provence 2013 - Manifestation : Ulysses, un itinéraire d'art contemporain - Lieu : Châteauneuf Le Rouge - Date : 16 mai au 27 Octobre 2013 - Crédits photo : Philippe PIRON
    Cet espace, vestige d’un jardin à la française, planté de buis qui, en poussant, ont apporté au lieu l’apparence d’un labyrinthe. Mais il est en fait, difficile de s’y perdre. Pourtant l’alternance de ces cheminements étroits qui aboutissent dans de larges prairies n’ait pas sans intêrét. L’objet de l’installation serait, par des dispositifs ponctuels, de construire un récit, une intrigue. Le visiteur arpenterait alors cet espace comme un “labyrinthe“. Nous voulons mettre en place un disposotif “scénique“ qui évoque le voyage d’Ulysse ; voyage subi, semé d’embûches, de faux-semblants, de détours dans lequel Ulysse s’engage au risque de se perdre. Un scénario qui permet d’utiliser des fragments d’architecture afin d’amener le visiteur à percevoir le lieu autrement, lui procurer l’illusion d’un au-delà ou d’un ailleur par des jeux de détours et d’illusions. En dissociant ces éléments d’architecture, on met en avant leur rôle dans la création de situations particulières. Un escalier permet de s’élever pour mieux appréhender l’espace du labyrinthe - point de repère avant une nouvelle immersion - tout en complexifiant le cheminement. un balcon offre des perspectives sur l’espace environnant tout en le rendant inaccessible. Ces éléments donnent à voir l’espace géographique mais n’en sont pas pour autant des portes de sortie pour le visiteur, ni n’en donnent les clés pour le parcourir. Ulysse erre pendant 10 ans. Le temps, tout comme l’espace, semble se dilater. Combien de temps va-t-il falloir pour contourner les impasses, déjouer les leurres du labyrinthe ?
  • Faire un arbre

    Commenditaire : Fondation de France, Eternal network - Manifestation : Résidence à Branféré - Lieu : Le guerno (56) , Parc animalier et botanique de Branféré - Date : Juin à Novembre 2012 - Crédits photo : Cabanon Vertical
    Faire un arbre, initie un dialogue avec l’environnement du parc de plusieurs manières, étant le fruit d’un travail réalisé en concertation avec le personnel du parc et en résonance avec l’histoire du site et ses missions actuelles. Placée dans la clairière qui accueille le spectacle des oiseaux, l’œuvre est en partie fabriquée avec du bois recyclé provenant de vieux meubles. A l’origine il y a l’arbre, en tant qu’espèce qui donnera la matière première : le bois, qui deviendra bille de bois avant d’être calibré : madrier, basting, chevron, battant, liteaux… L’homme par son savoir-faire, ses connaissances, ses techniques et son habileté transforme cette matière première en objets manufacturés. Objets du quotidien ou objets d’art. C’est ce processus de transformation qui nous intéresse. Il parle de la notion de nature domestiquée. Faire un arbre cherche à faire de la métamorphose de l’arbre en objet un cycle. Partir d’un arbre, un vrai pour représenter un arbre, un faux. D’objets manufacturés hors d’usage nous créons la matière pour réaliser cet arbre. Ce transfert nous permet de passer de l’arbre naturel à l’arbre culturel. Quant aux oiseaux, se posent-ils ce genre de questions ou se posent-ils sur n’importe quelle branche ? Nous feront-ils le plaisir d’habiter cet arbre et comme aimait les peindre Hélène Jourde - créatrice éclairée de Branféré - nous donner à voir des compositions fantastiques ?