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    Commenditaire : Centre Social des Escourtines - Manifestation : - Lieu : Parc de la Solitude, Les Escourtines, 13011 Marseille - Date : 2017 - Crédits photo : Marine Ruffin, Sèverine Savignac, Bérenger Venet
    Le projet des Escourtines, c’est l’histoire de la forêt qui fait peur : on la soupçonne d’y cacher des loups dans l’imaginaire collectif. Il se situe sur une colline nommée « Parc de la Solitude ». Oubliée de tous notamment de son propriétaire, seuls quelques adolescents aiment y pratiquer la mécanique de scooters volés et des chiens domestiqués animent le relief du parc de la Solitude. La colline est pourtant composée d’une petite pinède, d’un plat dégagé à son sommet, d’une prairie fleurie, de bosquets, de belles pierres et d’anciennes rocailles, vestige de l’ère des bastides marseillaises. Le centre social est mitoyen du sommet de la colline, la cité des Escourtines est en contrebas, un quartier de maisonnettes s’installe sur le versant opposé. Les enfants ont l’interdiction d’y jouer, seuls les plus téméraires tentent l’aventure. Le centre social des Escourtines va le premier mettre en valeur les qualités paysagères de ce parc méconnu. Conscient de son intérêt, il porte un dossier pour financer l’aménagement d’un jardin partagé, dans le but d’y mener des ateliers collectifs. Une concertation est réalisée en 2017 par les Robins des Villes, elle fait émerger l’envie de mobiliers, d’espace de jeux chez les habitants. Le projet se modifie alors pour donner la part belle à des aménagements en plus de construire des jardinières. Nous sommes intervenus en 3 étapes avec un temps de co-conception, 3 phases de chantiers en partenariat avec l’ADDAP 13 et le Centre Social des Escourtines. Le 1er chantier concerne la réalisation d’assises et d’une grande tablée imbriquées dans la ruine d’un ancien bassin, élément remarquable sur le sommet de la colline. Un atelier satellite de « palissade » s’est fait avec un groupe de femmes du centre social et des jeunes pour habiller la limite du site d’une palissade colorée avec un motif végétal. Le 2ème chantier était la réalisation d’une scène qui ouvre sur le grand paysage et de jardinières. Le 3ème chantier a érigé un mobilier hybride belvédère / gradin / aire de jeux qui façonne un socle aux 2 pins centenaires du site. La forme en ovale du bassin a agi comme fil directeur du projet : chaque module a décliné la forme archétypale de l’ovale. Les différents éléments du programme du projet se concentrent sur le même espace, le plat en haut de la colline. L’idée principale était de densifier des usages sur un même site afin de redonner un statut de parc public et de promenade à ce bois déserté.