Investissant l’espace public de la ville, le Cabanon vertical développe une micro architecture qui s’organise autour du chiffre trois. Sa forme qui évoque un tétrapode, reprend l’organisation spatiale de la chapelle de la Maladrerie Saint-Lazare : le clocher, la nef et le transept. Selon son orientation et son implantation, l’objet se transforme et change d’identité : architecture insérée dans la chapelle médiévale, sculpture au pied de la cathédrale Saint-Pierre et mobilier urbain dans le quartier Saint-Jean.
L’installation cherche à tisser un lien avec l’histoire de ce lieu, espace charnière entre les deux types d’occupants de la Maladrerie. D’autre part, une attention particulière a été prêtée au traitement de la lumière afin de retrouver la qualité première de cet espace voué à la spiritualité. En entrant dans la chapelle, un décalage surprenant s’opère alors entre ce que l’on s’attend à voir, et l’espace dans lequel on pénètre. Au lieu d’un espace en ruine et spacieux, on le découvre épuré et précieux avec des volumes à échelle humaine. L’espace est ainsi redessiné pour tendre vers une forme de sérénité sans connotation religieuse.
L’édifice d’accueil se raconte par bribe ; un indice, un détail laissé apparent suscite la curiosité : des découpes faites dans les parois de la micro architecture cadrent les détails remarquables de la chapelle, racontent son passé ; des planches, espacées de manières irrégulière, jouent le rôle d’œil de bœuf et permettent de voir au delà de l’enveloppe de notre construction ; un jeu de gravier noir et blanc évoque l’interpénétration de la chapelle en ruine et de la micro-architecture rappelant les communautés qui s’y côtoyaient.

Lieu La Maladrerie St Lazare, Cathédrale Saint-Pierre et Quartier St Jean, Beauvais
Date juin 2014
Financeur Ville de Beauvais, La Maladrerie St Lazare
Géométrie Variable

Commande artistique